Gyuto Damas Rivière d’Argent

Gyuto artisanal de 20,5 cm au tranchant construit autour d’un cœur XC100, de deux damas 36 couches et d’interfaces de nickel traversant la lame comme une veine métallique. Une pièce unique à la géométrie fine et vive, où la complexité de la forge reste lisible jusque dans les plus petits détails.

560,00 

Vendu

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Forgé en France

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caractéristiques

Long. totale

33,5 cm

Long. lame

21 cm

Long. manche

12,5 cm

Poids

159 gr
julien van brussel

Conseil de l'artisan

Si vous recherchez avant tout une coupe vive et précise ?

Avec ses 159 g et sa lame relativement basse de 39 mm au talon, ce gyuto donne immédiatement une sensation de légèreté et de contrôle. Sa géométrie très fine derrière le fil, associée à un léger convexe et au relief laissé par le damas, permet une pénétration franche dans les aliments tout en limitant leur adhérence sur les flancs. Je le conseillerais particulièrement à quelqu’un qui apprécie les couteaux rapides, instinctifs et précis plutôt que les gyuto massifs. C’est une lame faite pour travailler avec finesse, sans sensation d’inertie.

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Demandez-moi conseil, je vous orienterai selon votre usage.

Présentation du couteau

Le Gyuto Rivière d’Argent est une pièce unique de 21 cm de lame et 20,5 cm au tranchant dont la construction repose sur plusieurs matières forgées et préparées séparément avant leur assemblage.Autour d’un cœur en XC100 viennent se succéder des interfaces de nickel, deux damas de 36 couches en XC75 et 15N20, puis un feuilleté extérieur associant fer, nickel et quelques couches discrètes de cuivre.La révélation de cette architecture fait apparaître une large ligne claire courant le long de la lame. Elle sépare visuellement le cœur sombre du damas très mouvementé et donne au couteau son identité : une rivière d’argent prise entre différentes strates d’acier.Malgré la richesse de sa construction, le couteau reste avant tout conçu pour la coupe. Avec un poids de seulement 159 g, une hauteur contenue et une géométrie extrêmement fine au fil, il se montre vif, maniable et particulièrement naturel en main.

Lame

Acier : construction composite autour d’un cœur en XC100. De chaque côté du cœur : interface en nickel, damas 36 couches XC75 / 15N20, puis feuilleté extérieur fer / nickel / cuivre. Les deux plaques de damas représentent ainsi 72 couches de damas réparties de part et d’autre du cœur, auxquelles s’ajoutent les différentes interfaces métalliques.

Profil : gyuto au profil relativement bas et élancé. Hauteur de 39 mm au talon, pour une lame tendue, maniable et orientée vers les découpes précises.

Affûtage / géométrie : tranchant rasoir, environ 0,15 mm derrière le fil. Géométrie très légèrement convexe permettant une pénétration fluide dans les aliments. Le relief subtil de la révélation contribue également à limiter l’effet de succion sur les flancs.

Traitement thermique : trois cycles de normalisation, trempe du cœur carbone puis revenu adapté à un usage de cuisine.

Manche

Matériau : peuplier flammé sombre, sélectionné pour son dessin irrégulier rappelant un marbre noir. Certaines zones prennent des reflets légèrement plus clairs selon l’orientation de la lumière.

Géométrie : manche facetté à géométrie octogonale d’inspiration wa, mais volontairement plus plat qu’un manche japonais traditionnel. Environ 13 mm d’épaisseur, pour 22 mm de hauteur côté lame et 26,5 mm à l’extrémité du manche.

Montage : soie cachée.

Finition

Lame : révélation au perchlorure destinée à faire apparaître les différentes strates du composite sans pousser artificiellement les contrastes. Le XC100 conserve une tonalité gris sombre tandis que le damas développe des lignes plus profondes et que le nickel reste clair et lumineux. Finition huilée après révélation.

Manche : finition traditionnelle à base d’huile de lin, d’essence de térébenthine et de cire d’abeille. Elle protège le bois tout en conservant son toucher naturel et en soulignant les variations du peuplier flammé.

Usage

Ce gyuto est destiné aux travaux courants et précis en cuisine :

  • légumes et aromates ;
  • viandes désossées ;
  • poisson ;
  • émincé ;
  • découpe fine ;
  • travail précis à la pointe ;
  • préparation polyvalente sur planche.

Sa faible masse et son profil relativement bas lui donnent davantage le caractère d’un gyuto vif et précis que celui d’une lame lourde de type workhorse.

Comme toute lame carbone fine, il doit être utilisé sans torsion et tenu à l’écart des os, aliments congelés et découpes nécessitant des chocs importants.

  • Gyuto damas jvb forge
  • Gyuto damas jvb forge 06
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Description du couteau

Le Gyuto Rivière d’Argent est construit comme une succession de strates métalliques, chacune ayant été réalisée autant pour son rôle dans la lame que pour la manière dont elle apparaît après révélation.

Au centre se trouve le XC100, acier carbone destiné à former le cœur fonctionnel et le tranchant. Sa teinte gris sombre dessine une zone calme et relativement uniforme le long du fil.

De chaque côté de ce cœur se trouve une couche de nickel pur. Très peu attaqué lors de la révélation, le nickel reste clair et forme cette large ligne lumineuse qui accompagne le tranchant sur presque toute la longueur de la lame.

C’est cette ligne qui donne son nom au couteau.

Elle ne suit pas une trajectoire parfaitement régulière : elle avance, se resserre, s’élargit et contourne les mouvements du forgeage. Vue dans son ensemble, elle ressemble à une rivière métallique traversant un paysage.

Au-dessus viennent ensuite deux damas de 36 couches chacun (72 couches), forgés préalablement à partir de XC75 et de 15N20. Leurs lignes successives forment une matière beaucoup plus mouvementée : ondulations, replis, courbes serrées et variations d’épaisseur donnent l’impression de strates minérales comprimées par la forge.

La lecture de la lame change continuellement entre le cœur sombre, la ligne claire du nickel et les nombreuses lignes du damas.

Plus à l’extérieur apparaît enfin un feuilleté associant fer, nickel et cuivre, lui aussi préparé séparément avant l’assemblage final. Son aspect est volontairement plus irrégulier. Il apporte des zones plus brutes et plus minérales, particulièrement visibles autour du talon et du poinçon.

Vidéo de présentation du Gyuto

Le cuivre y est présent avec retenue. Il n’apparaît pas comme une bande cuivrée continue, mais plutôt sous la forme de nuances chaudes très discrètes que certaines orientations de lumière permettent de distinguer au milieu des gris et des noirs.

Cette superposition donne à la lame plusieurs niveaux de lecture. À distance, c’est d’abord la grande rivière claire de nickel qui attire le regard. En se rapprochant apparaissent les dizaines de lignes du damas. Puis, dans les zones les plus complexes, les interfaces extérieures révèlent des changements de matière, de texture et quelques reflets plus chauds.

Le manche a volontairement été maintenu beaucoup plus sobre. Le peuplier flammé sombre présente un aspect presque noir au premier regard, avant de laisser apparaître sous la lumière des zones claires évoquant les veines d’un marbre sombre.

Ses facettes octogonales rappellent les manches wa japonais, mais son profil plus plat lui donne une prise en main très directe. Avec seulement 159 g pour 33,5 cm de longueur totale, l’ensemble reste léger et particulièrement maniable.

En coupe, cette sensation se retrouve immédiatement. La faible épaisseur derrière le fil permet au couteau d’entrer facilement dans la matière, tandis que le très léger convexe évite de créer des flancs totalement plats. Associé au relief microscopique laissé par les différentes couches du damas, il limite sensiblement l’effet de succion que l’on peut rencontrer avec certaines lames très polies.

Le résultat est un gyuto rapide, précis et instinctif, dont la complexité visuelle ne prend jamais le pas sur sa fonction première : couper proprement et avec le moins d’effort possible.

Détail des motifs

Le cœur XC100

La zone située directement au tranchant correspond au cœur en XC100. Sa finition volontairement gris sombre crée une surface plus calme qui permet de lire clairement la transition vers le nickel et le damas.

La rivière de nickel

Une bande claire, presque blanche longe le cœur et traverse la lame sur presque toute sa longueur. Le nickel réagit très peu à la révélation et conserve ainsi une luminosité nettement supérieure aux aciers carbone environnants. Ses contours irréguliers lui donnent l’apparence d’une rivière, d’une veine métallique ou d’une ligne de faille traversant différentes strates.

Les 72 couches de damas

De chaque côté du cœur se trouve un damas de 36 couches réalisé en XC75 et 15N20. La forge a étiré et déplacé ces couches jusqu’à produire des lignes particulièrement organiques. Certaines zones sont presque parallèles tandis que d’autres se replient, forment des boucles ou se resserrent en petits reliefs topographiques. Le motif évoque par endroits une carte de relief ou les courbes de niveau d’un paysage. Cette interface a été préparé en amont de l’assemble final.

Les interfaces extérieures

Le feuilleté fer / nickel / cuivre apporte une troisième structure, plus irrégulière que le damas central. Au dos et autour du poinçon notamment, les matières semblent se fragmenter et se mélanger en zones grises, argentées et presque pierreuses.Cette différence de texture renforce la lecture en strates de la lame. Cette interface a aussi été forgée séparément avant la réalisation du feuilleté définitif.

Les reflets cuivrés

Le cuivre reste très discret dans le rendu final, légèrement dilué. Il apparaît ponctuellement dans certaines interfaces sous forme de nuances légèrement chaudes, davantage perceptibles lorsque la lumière se déplace sur la lame.Il agit comme un détail à découvrir dans une composition dominée par le gris, le noir et l’argent.

Exemplaire unique : cette lame est issue d’un assemblage forgé complexe dont les déplacements de matière et les motifs ne peuvent pas être reproduits à l’identique. Le couteau présenté sur les photographies est celui qui sera livré.

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Réalisation 5 jours

Les couteaux sont réalisés à la demande et plusieurs jours sont nécéssaires pour leur fabrication

Livraison 72h

Livraison en 72h pour les produits en stock dans notre boutique en ligne

Fabrication artisanale

chaque couteau est unique et entièrement réalisé à la main avec soin et attention

Prêt à l’emploi

Les lames sont aiguisées à la pierre à eau, huilées et sont prêtes à l’emploi

Entretien lame acier carbone

Les lames en acier carbone sont réputées pour leur excellente coupe et leur affûtage facile. Elles atteignent des duretés supérieures à celles réalisées en acier inoxidable. Cependant l’acier carbone s’oxyde et se patine. Ainsi il faut veiller à les rincer rapidement après usage, les sécher entièrement, puis les huiler très légèrement si la lame ne ressert pas sous 24–48 h (camélia ou huile minérale alimentaire). La patine est normale, elle donne du charme et un caractère unique à l’acier carbone. Éviter lave-vaisselle, trempage, stockage humide et produits chlorés. Pour un stockage long il faut s’assurer que la lame soit sèche et légèrement huilée.

Entretien manche en bois

Essuyer simplement après usage et éviter le trempage. Nourrir 1 à 2 fois par an avec une fine couche d’huile adaptée (tung, lin polymérisée, camélia), laisser pénétrer 10–15 min puis essuyer l’excédent. Une cire peut lustrer le fini. Éviter le lave-vaisselle, la chaleur directe et les solvants forts.

Suivez la création de votre couteau

Je photographie régulièrement l’avancement à l’atelier et vous je vous propose un suivi des étapes clés : traçage, mise en forme, traitement thermique, émouture, montage du manche et finitions. Vous voyez votre lame prendre vie, avec de petits commentaires techniques et, lorsque c’est utile, une validation de vos choix (bois, intercalaires, finition).

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